Adossée à la rive gauche du Gave de Pau, à deux pas du Haras national, Gelos aligne un bâti varié : maisons de bourg anciennes autour de l'église Saint-Vincent, pavillons des années 1970 et 1980 sur les hauteurs de Mazères, et lotissements plus récents qui grimpent vers les coteaux. Chaque époque de construction appelle une réponse d'isolation différente.
Les pavillons gélosiens des Trente Glorieuses affichent presque tous le même défaut : des combles perdus à peine garnis d'un vieux matelas de laine tassé, quand il n'a pas disparu. Résultat, jusqu'à 30 % de la chaleur s'échappe par la toiture. Le soufflage d'un isolant régulier reste ici l'intervention la plus rentable, souvent amortie en quelques hivers.
Sur les coteaux exposés au sud, la question de l'été compte autant que celle de l'hiver. Les combles orientés vers le Gave et la chaîne des Pyrénées encaissent le soleil de plein fouet. Nous privilégions alors des isolants à fort déphasage, comme la ouate de cellulose, qui repoussent l'entrée de la chaleur de plusieurs heures et gardent les chambres respirables.
Le bâti ancien du centre, avec ses charpentes en chêne et ses greniers hauts, se prête bien à l'aménagement. Nous isolons sous rampants en double couche croisée, avec un pare-vapeur continu qui protège le bois. Nous intervenons régulièrement à Gelos, de Mazères au bord du Gave, en coordination avec le service urbanisme quand une déclaration préalable est nécessaire.